• Je ne sais pas comment elles font...

    Pour paraphraser le titre d'un roman d'Allison Pearson, « Je ne sais pas comment elles font ». Je n'ai rien de particulier à raconter, sauf que je suis crevée. Toutes les semaines, je me dis « Impossible de descendre plus bas! Je ne peux que remonter » Et la semaine suivante, je répète : « Impossible de descendre plus bas! Je ne peux que remonter! .»Le problème, c'est que je ne vois toujours pas le fond. Dans ma chute, j'ai beau me pencher pour voir par-dessus bord, lancer un caillou pour évaluer les distances, rien à faire. Si je me fracasse dans le fond, je sais ce qui m'attend. Si j'arrive à ralentir ma chute, j'atterrirai les pieds devant, je n'aurai qu'à me donner une petite poussée pour remonter. Mais je ne vois pas.

    Je rêve de solitude, de moment pour paresser sans venir me faire déranger. Regarder la télé avec de la crème glacée. J'aimerais être capable de faire fi de monde qui continue à tourner.

    J'ai l'impression de me plaindre et que dans la tourmente, dans ce vent qui siffle et souffle, personne n'est là pour entendre mon cri.

    Comme je ris encore, comme je trouve encore la vie belle, personne ne prend mon soupir au sérieux. Je voudrais simplement dormir...

                                                                    * * *

    Chaque année, les préparatifs de Noël commencent pour moi à la mi-décembre, pas avant. Avant c'est mon anniversaire et rien ne viendra prendre l'avant-scène pendant mon numéro. Mais cette année, j'ai tellement hâte à Noël, je ne me reconnais plus. Il reste 6 semaines et je ne rêve que de sapin de Noël, de guirlandes, de chandelles, de parfum d'orange, de cannelle et de sapin baumier.

     

    Je veux des cantiques, des Noëls baroques, de l'orgue ou du clavecin.  Du traditionnel PARDIT! Je suis tombée, dans un magasine de décoration, sur des modèles de décoration traditionnelle anglaise. C'est pas possible comme j'en rêve.

    Tous les soirs où je circule en voiture sur la route, je scrute. Je scrute les maisons à la recherche d'une maison illuminée, d'un sapin scintillant ou d'un de ces affreux bonhommes de neige gonflés et éclairés de l'intérieur.

     

    Me lever le matin quand il fait encore noir et allumer l'arbre. Sans bruit, m'envelopper dans une couverture de patchwork. Brrrrrr! J'ai le cœur tout triste. Des fêtes toutes simples où on est là seulement pour passer du bon temps ensemble. Regarder Gaëlle découvrir toute cette magie.

    Bon je vais pleurer...

     

     

     


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