• Réflexion à voix haute

     

     

    Ce billet est une réflexion à voix haute. Il n'y a plus de place dans ma tête pour y placer les tracas quotidiens ET les réflexions profondes. De toute façon, elles ne font pas bon ménage.

    C'est pour cette raison que j'écris moins. Pour que j'arrive à écrire, je dois avoir de l'espace pour prendre une idée et la faire virevolter dans ma tête, qu'elle se cogne aux autres et qu'elle se construise au contact du temps. Mais lorsque je regarde une journée dans les yeux, que je priorise, c'est trop souvent ces idées folichonnes que je dois faire sortir par la porte de derrière. Pourtant Ô! Pourtant j'aurais bien besoin de les laisser bousculer les autres à l'occasion.

     

    Ma réflexion est celle de la discipline. Pas celle qui sert à déplacer des montagnes, plutôt celle de la paresse. En regardant mon mode de vie, j'ai réalisé que tous mes beaux efforts sont guidés par la paresse. Je veux faire mieux et plus pour réussir à avoir plus de temps pour moi.

     

    Sincèrement, est-ce qu'une personne peut être admirée parce que ses fenêtres sont propres, parce que ses placards sont bien rangés? D'autres mères élèvent leur enfant, parfois toutes seules, en leur préparant des repas équilibrés et leurs placards sont bien rangés. On ne décerne pas une médaille de bravoure à ces femmes, je ne vois pas pourquoi, pour moi qui n'a pas une vie si difficile, on me décernerait une décoration.

     

    Je ne peux que mettre ça sur le dos de la paresse. En planifiant si finement chaque minute, j'espère ainsi grignoter un peu de temps.

     

    Je suis tout à l'envers. J'ai l'impression d'ouvrir un placard surchargé et je ne sais pas ce qui me tombera sur la tête. Je vis des choses difficiles dans ma famille élargie. Mon frère me demande de prendre un peu plus de détachement. Je vis tout ça comme une véritable peine d'amour. Ils voudraient tous que je gère mes émotions vitesse grand V. Mais moi, pour l'instant, je ne suis capable que de vider les placards, jeter les élastiques qui traînent dans les coins, les bouteilles de lotion solaire à moitié vide et les gratins de chou-fleur préparé il y a un mois.

    Personne, encore moins M51 ou Gaëlle, ne me demande cela, je suis la seule à exiger autant de moi-même.

     

    Je suis épuisée et je ne sais plus comment faire pour me sortir de cette tempête. Je ne sais plus comment on fait pour se sortir de ça. Poser mes fesses quelque part et ne plus les bouger... Et comment en demander plus aux autres quand moi-même je ne saurais en faire plus pour eux ? M51 en fait déjà beaucoup et c'est inutile qu'il face comme moi.

     

    Je vous l'avais dit, ce texte est une réflexion à voix haute et le haut-parleur vient de d'éteindre...


  • Commentaires

    1
    Ju
    Lundi 7 Novembre 2005 à 16:10
    tempêtes
    Ton billet tourbillonne autour de mon coeur. L'évocation de la tempête lui donne des sueurs froides, comme le vent du nord au mois de novembre, par chez-nous. Mais la chaleur humaine que tu m'as transmise par ton message et ton appel, rallume en moi un bon feu de camp. Chère amie, réchauffons-nous au feu de notre amitié et de nos espoirs! Et buvons à nos vies!En parlant encore et encore de tout, d'infini, mais aussi d'eux, nos mininous adorés! J'ai choisi de marcher face à ce vent de panique. D'organiser une belle équipée et vivre l'aventure qui nous est offerte au jour le jour. J'ai choisi d'entretenir mon jardin secret, mon amour pour ma fille et son papa, en chantant et en prenant le temps. J'ai choisi de marcher vers la lumière, c'est cul-cul et pourtant si simple. J'ai choisi aussi d'apprendre à décrocher et d'en prendre un réel plaisir. J'ai choisi de dire ce que j'avais sur le coeur de manière efficace. J'ai choisi la joie parce que c'est le sentiment que l'on associe souvent à l'acte de vivre. Je sais de toute façon que toi aussi dans l'fond...tu te colles au côté lumineux et nos chemins sont donc parfois si proches, à quand la grande croisée? Ju
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